Location des fourreaux de France Télécom
Dans le cadre du déploiement de la fibre optique, chaque opérateur doit construire un nouveau réseau. Pour les zones
denses, les fourreaux de France Telecom utilisés actuellement pour transporter le cuivre est le conduit idéal. Pourtant ce dernier
impose des conditions tarifaires jugées trop contraignantes par les opérateurs alternatifs tels que SFR ou encore Free. Le journal Les
Echos indique que d’après les calculs d’un opérateur alternatif, les coûts de location représente près
30% du déploiement de la fibre.
Après avoir établi le modèle du déploiement verticale dans
les zones denses, l’ARCEP veut faciliter l’accès aux fourreaux de l’opérateur historique. L’organisation
publique propose de calculer le prix de location en fonction du nombre de clients raccordés et abonnés. Comme actuellement, le nombre
d’abonnés fibre optique est faible (70 000 contre 33 millions de lignes téléphonies selon les Echos), le tarif de location
ne sera plus la principale dépense pour les opérateurs alternatifs.
Cette méthode peut s’appliquer pour les zones
denses mais qu’en est-il de nos campagnes ? En effet, ce modèle économique n’est pas viable pour les zones moins denses
où il est nécessaire de déployer la fibre sur plusieurs kilomètres.
Toujours dans l’article des Echos,
une association des villes et collectivités réclame que le prix de location des fourreaux ne fasse plus au mètre, de sorte que
les zones rurales ne soit pas privée du très haut débit. Le déploiement de plusieurs fibres dans les campagnes reste
utopique : des coûts de déploiement important, une rentabilité plus faible. Le modèle privilégié reste la
fibre partagée, mais malgré la contribution du grand emprunt, le financement reste important.
Pour rappel, le
modèle de déploiement de la fibre optique impose à chaque opérateur qui fibre en premier une résidence
(opérateur d’immeuble), doit faire un appel auprès de ses concurrents pour la mise en place de fibre supplémentaire. Le
coût d’installation est pris en charge par l’opérateur désireux de proposer ses offres aux résidents.
Source : Les Echos
